EcouteEcoute Les Cygnes du Lac de Garde

Chapter I

Cette année, les parents de Lisou-Bisou avaient décidé d'aller passer leurs vacances d'été, en Italie, sur les rives du lac de Garde.
Et la bonne nouvelle, c'est qu'ils avaient accepté d'inviter, pendant une semaine, les deux meilleures amies de Lisou-Bisou : Marianne et Fatiha.
A leur arrivée dans la grande maison, ce fut une sacrée surprise !
Il y avait plein d'escaliers et des chambres à tous les étages, plus belles les unes que les autres.
Elles choisirent une grande chambre, au rez de chaussée, pour être le plus près possible du jardin et surtout de la petite plage que l'on devinait tout au bout.

cygnes
Comme il y avait un grand lit et un lit simple, elles décidèrent que celles qui ne bougeaient pas trop ni ne parlaient pas  dans son sommeil, dormiraient ensemble dans le grand lit. On changerait au cas où ! Ce n'était pas un problème. L'essentiel, c'était d'être ensemble, de pouvoir se raconter des secrets et d'avoir des fou-rires.

Dans la grande commode, elles se dépêchèrent de ranger leurs affaires, même si  la maman de Lisou-Bisou avait promis qu'elle ne viendrait pas les embêter avec des : « les filles, quand même, rangez un peu votre chambre » ! Non c'était les vacances !!
Et ces vacances s'annonçaient EX-CEP-TION-NELLES!
Le soleil illuminait le jardin et sous les parasols blancs, les chaises longues  attendaient, attendaient… mais  pas question de s'y installer. Ah non ! Pas de temps à perdre.
Les maillots de bains enfilés,  les trois fillettes  traversèrent en courant le jardin jusqu'à la porte qui ouvraient sur la petite plage.  
Elles s'arrêtèrent net ! Ouille les pieds !

Les galets ronds remplaçaient le sable fin de la mer ; alors, vite, ce fut le retour dans les chambres : elles enfilèrent des vieilles espadrilles de corde ou de plastique.  Puis retour au lac. Plus de problème !
L'eau était douce, lisse, tiède, une merveille ! Elles étaient de bonnes nageuses donc, même si l'eau devenait vite profonde, elles s'en donnèrent à cœur joie et nagèrent sans crainte.
-Les filles, n'allez pas trop loin, cria pourtant Félix, le frère préféré de Lisou-Bisou. Attendez, j'arrive !
Et Felix de s'élancer sur le plongeoir qu'elles n'avaient pas eu le temps de voir et de faire un plat magistral !

lac de garde

Dans la grande commode, elles se dépêchèrent de ranger leurs affaires, même si  la maman de Lisou-Bisou avait promis qu'elle ne viendrait pas les embêter avec des : « les filles, quand même, rangez un peu votre chambre » ! Non c'était les vacances !!
Et ces vacances s'annonçaient EX-CEP-TION-NELLES!
Le soleil illuminait le jardin et sous les parasols blancs, les chaises longues  attendaient, attendaient… mais  pas question de s'y installer. Ah non ! Pas de temps à perdre.
Les maillots de bains enfilés,  les trois fillettes  traversèrent en courant le jardin jusqu'à la porte qui ouvraient sur la petite plage.  
Elles s'arrêtèrent net ! Ouille les pieds !

Les galets ronds remplaçaient le sable fin de la mer ; alors, vite, ce fut le retour dans les chambres : elles enfilèrent des vieilles espadrilles de corde ou de plastique.  Puis retour au lac. Plus de problème !
L'eau était douce, lisse, tiède, une merveille ! Elles étaient de bonnes nageuses donc, même si l'eau devenait vite profonde, elles s'en donnèrent à cœur joie et nagèrent sans craintecanard.

-Les filles, n'allez pas trop loin, cria pourtant Félix, le frère préféré de Lisou-Bisou. Attendez, j'arrive !
Et Felix de s'élancer sur le plongeoir qu'elles n'avaient pas eu le temps de voir et de faire un plat magistral !
-Tu t'es pas fait trop mal, demanda Marianne, compatissante, pendant que Fatiha et Lisou-Bisou cachaient comme elles pouvaient un fou rire.
-Pas la peine, de vous moquer, cria Félix. On va vous y voir ! D'ailleurs, vous ne savez même pas plonger.
Les trois amies, un peu honteuses, avouèrent  que c'était vrai.
-Oui, mais on sait sauter ! Et même, tu vas voir, on va sauter à trois !  dirent-elles en chœur en criant  qu'à la fin de la semaine, elles plongeraient la tête en avant !
Se tenant par la main, elles coururent et s'élancèrent dans l'eau qui jaillit comme une fontaine……. faisant fuir une maman canard que suivaient, effrayés et caquetant, une douzaine de petits cannetons !
- Comme ils sont mignons, s'exclama Fatiha. Mais regardez, ils viennent dans le jardin, en habitués…. Ils plongent dans le petit port, à côté du bateau. On dirait qu'ils attendent.
- Mais, bien sûr, répondit Lisou-Bisou. Ils attendent qu'on leur donne à manger !
- On devrait nager avec eux,  dans le petit port, dit Fatiha.
- Oh, non, répondit Lisou-Bisou, c'est trop dégueu, t'as vu toutes ces algues vertes !
- Oh, mais il y a deux magnifiques cygnes blancs qui les suivent, ajouta Marianne, regardez !

Et, en effet, majestueux, arrivaient dans le petit port de la villa, deux superbes cygnes blancs.
-  On dirait qu'ils rentrent à la maison de leur promenade, comme s'ils étaient les maitres du lieu !
Les trois fillettes nagèrent encore un peu ;  mais il commençait à faire un peu frisquet. Elles sortirent alors se plonger dans le jacuzzi  dont l'eau était brûlante, chauffée par le soleil.
La première journée s'acheva dans les rires. Le diner fut vite avalé. Elles lancèrent quelques croutons de pain aux canards et aux cygnes qui, alors rassasiés, repartirent vers le lac.
A plat ventre sur le grand lit, elles commencèrent à regarder  les aventures de Tiffany au far west.

Mais le sommeil arriva très vite. Fatiha et Lisou-Bisou étaient à moitié endormies sur le grand lit et il aurait été très difficile de les bouger. 
Ainsi, pour cette première nuit, Marianne prit  donc le petit lit … et quand Félix poussa porte pour leur demander si elles voulaient jouer aux richesses du monde avec les garçons…. Il comprit que ce serait  pour une autre fois cygnes

Et, en effet, majestueux, arrivaient dans le petit port de la villa, deux superbes cygnes blancs.
-  On dirait qu'ils rentrent à la maison de leur promenade, comme s'ils étaient les maitres du lieu !
Les trois fillettes nagèrent encore un peu ;  mais il commençait à faire un peu frisquet. Elles sortirent alors se plonger dans le jacuzzi  dont l'eau était brûlante, chauffée par le soleil.
La première journée s'acheva dans les rires. Le diner fut vite avalé. Elles lancèrent quelques croutons de pain aux canards et aux cygnes qui, alors rassasiés, repartirent vers le lac.

cygnecygne

A plat ventre sur le grand lit, elles commencèrent à regarder  les aventures de Tiffany au far west.
Mais le sommeil arriva très vite. Fatiha et Lisou-Bisou étaient à moitié endormies sur le grand lit et il aurait été très difficile de les bouger. 
Ainsi, pour cette première nuit, Marianne prit  donc le petit lit … et quand Félix poussa porte pour leur demander si elles voulaient jouer aux richesses du monde avec les garçons…. Il comprit que ce serait  pour une autre fois !

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Chapter II

Chaque journée, au lac de Garde, s'écoulait au gré des jeux. Aux plongeons  dans l'eau limpide, se succédaient les concours de  nage sur le dos, la dégustation de pizzas délicieuses, les jeux de ping-pong, la lecture, les jeux de ballon avec les garçons, la préparation d'énormes salades de tomate et de mozzarella…
De plus, comme les trois amies adoraient danser, elles avaient inventé une chorégraphie sur un air de musique pop que diffusait l'iPhone de Marianne, indifférentes aux cris des garçons qui réclamaient le silence : soit disant, ça les empêchait de lire !
Mais, il n'était pas question d'arrêter : elles préparaient, en effet, un spectacle pour le dernier jour des vacances : dimanche!
Et chaque jour, en fin d'après-midi, comme s'ils avaient une montre, arrivaient sur l'herbe, en se dandinant et en caquetant, la maman canne suivie de ses cannetons, suivis par  les deux beaux cygnes blancs ! Puis tout ce petit monde plongeait dans l'eau du petit port,

Lisou-Bisou, Marianne et Fatiha allaient alors chercher les restes des pizzas ou du déjeuner  et les lançaient à leurs invités, très affairés à ne pas en perdre une miette.
Mais gare aux canards s'ils s'avisaient de chiper un crouton aux cygnes qui leur lançaient alors un regard furieux et un coup de bec coléreux !
Après les baignades, l'heure de la chorégraphie arrivait et  les trois amies se mettaient alors à répéter leur spectacle.

map

Alors, curieusement, les deux cygnes  blancs nageaient vers la maison, passaient la petite porte, montaient sur l'herbe, et se mettaient à se dandiner, tout près, au son de la musique..
- Filme-les, dit Fatiha en s'arrêtant à Lisou-Bisou, ils sont trop drôles ! Mais n'arrête pas la musique, Marianne.
La maman de Lisou-Bisou qui lisait dans une chaise longue, amusée du spectacle, s'interrompit et se mit à les filmer. Puis, elle eut une idée.
-Les filles, attendez ! Vous connaissez la musique du « Lac des cygnes » de Tchaïkovski ?  On va voir s'ils aiment.
Marianne arrêta donc la musique pop de son IPhone et  quelques secondes plus tard, s'élevèrent  les notes d'une mélodie au rythme entrainant mais nettement plus douce.
Les fillettes ralentirent leurs gestes et avec grâce, elles suivirent la nouvelle mélodie, tournoyant, glissant, s'agenouillant en riant.

Les deux cygnes, eux, s'étaient arrêtés net.
Ils se regardaient, s'éloignaient puis se rapprochaient de l'iPhone.  Ils avaient l'air très très mécontents !
-Attention, maman, cria Félix, ils vont te donner un coup de bec dans ton iPhone !
La maman, arrêta la musique.tchaikowski

 

 

Les deux cygnes se regardèrent  puis soudain, firent demi-tour,  quittèrent le jardin, plongèrent   et regagnèrent le lac.
-Eh bien, les cygnes du lac de garde ! dit en riant Lisou-Bisou, n'aiment clairement pas Tchaïkovski et son lac des cygnes!!!
- C'est normal, ils connaissent la fin! Intervint Félix.
- Ils connaissent quoi? demanda Marianne.
- La fin, répondit la maman de Lisou-Bisou : à la fin de la musique, le cygne meurt.

Les filles protestèrent que franchement, ce n'était pas une bonne idée d'avoir mis cette musique ; mais c'est vrai, qu'au fond, on ne pouvait pas non plus  imaginer que ces cygnes étaient mélomanes! C'était seulement des cygnes! Quoi!
Ok ils se dandinaient au rythme de la musique pop mais de là à deviner  autre chose… quelle idée!!

tchaikowski

La maman de Lisou-Bisou suggéra peut être  de mettre la prochaine fois de la musique d'opéra de Verdi, après tout, on était en Italie.
Mais Lisou-Bisou déclina la suggestion !
Bref, il fut décidé de revenir à la pop et Tchaïkovski fut oublié.
Oublié ? C'est vite dit !

Chapter III

Le lendemain matin,  toute la famille finissait tranquillement le petit déjeuner, sur la terrasse, en discutant du programme de la journée un peu compliqué : les garçons voulaient faire du bateau, les filles de l'accrobranche, et les parents du shopping.
Soudain, Lisou-Bisou aperçut les deux cygnes blancs nageant dans le port en poussant des cris stridents.

  • Qu'est-ce qui leur prend? Dit Marianne. Ce n'est pas l'heure! 
  • Ils doivent avoir une petite faim, répondit Fatiha en leur lançant quelques cornflakes de son bol.

Mais c'était étrange, les cygnes ne mangeaient rien de ce qu'on leur lançait et continuaient de pousser de petits cris stridents !

  • Ma parole, dit Marianne. On dirait qu'ils nous parlent… non, ils s'en vont. Non ils restent…

Mais les deux beaux cygnes blancs ne partaient pas. Ils nagèrent vers le lac puis entrèrent dans le jardin, par la petite porte et se dandinèrent jusqu'au pied de l'escalier qui montait à la terrasse.

  • Regardez, dit alors Lisou-Bisou, l'un d'eux a quelque chose dans son bec !

Doucement, elle descendit les marches, s'approcha du cygne qui resta immobile puis baissa la tête.

Elle s'accroupit et prit une petite enveloppe  bleue que le cygne, en effet, venait de laisser tomber sur l'herbe.
Remontant quatre à quatre les marches, elle ouvrit l'enveloppe et lut :

" Buongiorno. Mi chiamo Félicia Arosella. Ho dieci anni. Vivo dall'altra parte del lago e per due giorni ti sento giocare a grandi giochi e ballare su grande musica. Sono solo con i miei genitori e sono annoiato. I cigni che vengono a casa tua ogni giorno sono miei amici e mi dicono ogni sera quanto sia grande a casa e soprattutto ... che state preparando uno spettacolo. Accetteresti che partecipo anche allo spettacolo? Se sei d'accordo, posso prendere la nostra piccola barca e venire a trovarti oggi pomeriggio. "
Grazie per la tua risposta. " Felicia (Dalla villa del gelsomino)

Ps « Bonjour. Je m'appelle élicia Arosella. J'ai dix ans. J'habite de l'autre côté du lac et depuis deux jours, je vous entends jouer à des super jeux et danser sur de la super musique. Moi, je suis toute seule avec mes parents et je m'ennuie. Mes deux cygnes qui viennent chaque jour chez vous sont mes amis et me racontent chaque soir combien, chez vous, c'est super et surtout …que vous préparez un spectacle. Est-ce que vous accepteriez que je participe aussi au spectacle ? Si vous êtes d'accord, je peux prendre notre petite barque et venir vous retrouver cet après-midi.
Merci pour votre réponse. Félicia (De la villa du jasmin)

Elle s'accroupit et prit une petite enveloppe  bleue que le cygne, en effet, venait de laisser tomber sur l'herbe.
Remontant quatre à quatre les marches, elle ouvrit l'enveloppe et lut :
" Buongiorno. Mi chiamo Félicia Arosella. Ho dieci anni. Vivo dall'altra parte del lago e per due giorni ti sento giocare a grandi giochi e ballare su grande musica. Sono solo con i miei genitori e sono annoiato. I cigni che vengono a casa tua ogni giorno sono miei amici e mi dicono ogni sera quanto sia grande a casa e soprattutto ... che state preparando uno spettacolo. Accetteresti che partecipo anche allo spettacolo? Se sei d'accordo, posso prendere la nostra piccola barca e venire a trovarti oggi pomeriggio. "
Grazie per la tua risposta. " Felicia (Dalla villa del gelsomino)
Ps  « Bonjour. Je m'appelle Félicia  Arosella. J'ai dix ans. J'habite de l'autre côté du lac et depuis deux jours, je vous entends  jouer à des super jeux et danser sur de la super musique. Moi,  je suis toute seule avec mes parents et je m'ennuie. Mes deux cygnes qui viennent chaque jour chez vous sont mes amis et me racontent chaque soir combien, chez vous, c'est super et surtout …que vous préparez un spectacle. Est-ce que vous accepteriez que je participe aussi au spectacle ? Si vous êtes d'accord, je peux prendre notre petite barque et venir vous retrouver cet après-midi »
Merci pour votre réponse. »
Félicia (De la villa du jasmin)

Les trois amies n'eurent aucune hésitation : bien sûr que Félicia pouvait venir !  Mais si elle ne parle que l'italien ?
-On verra bien, trancha Fatiha. Allez réponds, dit-elle en jetant un regard sur les cygnes qui attendaient au bas de l'escalier !  Vite, un papier.
« Chère Félicia, avec plaisir. On t'attend tout à l'heure vers quatre heures.  Signé Lisou-Bisou, Fatiha,  Marianne ». Et elle dessina trois petits cœurs.
Lisou-Bisou glissa le petit mot dans l'enveloppe bleue, redescendit les marches  et tendit la réponse au cygne blanc qui attendait patiemment !

  • Salut, facteur ! et bon retour….

Puis elle lança à l'autre cygne une gaufrette dont une moitié tomba à terre. Le cygne-facteur   hésita quelques secondes puis céda à la gourmandise : il laissa tomber l'enveloppe, engloutit la gaufrette puis ….reprit l'enveloppe en jetant un regard fier vers les filles qui  voulait dire : non mais, vous avez cru que j'allais oublier ? Certainement pas ! ».
Puis les deux cygnes filèrent vers le lac et, en quelques minutes, disparurent.

  • Trop drôle, s'esclaffa Lisou-Bisou !

L'après-midi arriva très vite. La partie d'accrobranches les avaient épuisées.

Elles nagèrent un peu, plongeant au fond de l'eau pour ramasser des galets ronds  et des coquillages  qu'elles rapporteraient comme souvenir des vacances.
Soudain, assises sur la petite plage, elles aperçurent, comme chaque jour, à la même heure, la maman canne et ses cannetons, suivis  cette fois par quatre cygnes blancs  qui tiraient une petite barque : on apercevait la silhouette d'une petite fille qui chantait à tue-tête : « bonjorno, Lisette Bisoutette, Marianette , Fathiette, Mama mia, mama mia mama mia, arrivo. mille grazie ai miei cari amici i cigni ».
La rigolade !  Félicita était une petite brune avec deux nattes relevées dans un élastique rouge. Elle portait un short  vert, un Tshirt rayé, rouge et vert et des tongs.
Felicia expliqua que ses cygnes avaient demandé à deux de leurs amis de venir les aider à tirer la petite barque.
Les présentations faites, on se mit au travail. Marianne brancha son Iphone. Les quatres filles se mirent pieds nus et la chorégraphie commença.
Tandis que les canards s'en étaient allés à la recherche de quelques croutons, les quatre cygnes blancs, eux,   se dandinaient, en rythme,   très joyeusement. Trop drôle.  Mais de temps à autre, ils regardaient d'un air méchant, du côté de la maman de Lisou-Bisou.

  • Ça va, ça va, on a compris, vous n'aimez pas Tchaïkovski !

Pour dire vrai, Felicia au début était très attentive et suivait les gestes de Lisou-Bisou. Mais franchement, elle faisait n'importe

quoi.  Les fillettes se retenaient pour ne pas rigoler et l'encourageaient.

  • Non posso farlo,  è troppo difficile, dit Félicia
  • C'est normal, au début ! Accroche-toi.

Mais Félicia, qui franchement dansait comme un pied,  eut une autre idée. Puisqu'il s'agissait de préparer un spectacle, peut-être qu'elle pourrait faire un tour de magie. Elle était très forte. La preuve en était ses cygnes qui lui obéissaient au doigt et à l'œil.
L'idée fut aussitôt acceptée.
Félix apporta un jeu de cartes et Félicia leur fit des tours incroyables !
Puis l'heure du gouter arriva : les fillettes se régalèrent avec des toasts tartinés  de Nutella….. et bien sûr,  elles n'oublièrent pas de régaler les cygnes qui commençaient à s'impatienter. Mais L'heure de rentrer était arrivée. De plus, shabbat allait bientôt arriver. Il fallait se doucher, mettre de jolies robes et dresser une belle table.
On se dit adieu et Félicia promit de revenir  dimanche matin, pour leur montrer le tour de magie qu'elle allait préparer. Félicia monta dans la petite barque. Les quatre cygnes attrapèrent la corde avec leur bec  et  très vite ils disparurent dans la brume qui commençait à recouvrir le lac.

-IV-

La journée du Shabbat se passa à ne rien faire : on joua, on chanta, on déjeuna  des bonnes choses que le papa de Lisou-Bisou avait préparées. 
Puis, alors que le jour commençait à finir, comme d'habitude, arrivèrent la canne et ses cannetons, suivis des deux cygnes blancs. Très étonnés de n'entendre aucune musique, ils se dandinèrent vers Lisou-Bisou, Marianne et Fatiha puis rebroussèrent chemin, attendant quand même quelques friandises que les fillettes ne manquèrent pas de leur donner. 
La maman de Lisou-Bisou conseilla à tous les enfants de commencer à ranger leurs affaires dans les valises.
- Comme cela, demain, vous pourrez profiter complètement de la journée ! leur dit-elle.
- Et nous pourrons vous présenter  notre spectacle, juste au moment du gouter !
Et ainsi, quand le dimanche arriva,  les valises furent prêtes.
La journée fut très  gaie : dernières baignades, dernières pizzas, derniers plongeons ! Les fillettes répétaient leur chorégraphie et s'étaient déguisées avec des chapeaux de paille.

Soudain, au loin, on aperçut la barque de Félicia tirée par ses quatre cygnes… mais Oh surprise, on aurait dit, en regardant bien, que deux autres barques suivaient derrière.
-Regardez, cria Lisou-Bisou, Félicia ne vient pas seule !
Et, en effet, deux autres barques arrivèrent, tirées chacune par quatre cygnes blancs et dans lesquelles se trouvaient deux autres fillettes !
Félicia fit les présentations. Je vous présente  deux copines : Octavia et  Flavia ! Elles habitent à côté de chez moi et quand je leur ai parlé de notre spectacle, elles ont proposé de venir jouer de la musique ! Elles jouent de la mandoline et du banjo.
-Magnifique, dit Lisou-Bisou. Et vous savez jouer quoi ?
- Un peu tout, répondit Flavia mais surtout des danses napolitaines !
- On connait pas, mais on vous fait confiance, dit Fatiha ; l'essentiel c'est de répéter vite car le spectacle commence dans une demie heure. Alors, vous dansez aussi avec nous ?
-Bien sûr !  Répondirent en chœur Octavia et Flavia, on adore danser !
Une demie- heure après, tout le monde était prêt. Les garçons avaient installé des chaises sur l'herbe, des boissons et de succulents gâteaux.  La maman de Lisou-Bisou avait son Iphone pour filmer. Marianne avait réglé la musique pop.

Félicia commença par faire un super tour de magie : elle fit disparaitre des cartes et des foulards dans les chapeaux de paille des filles qu'on retrouvait dans les poches des garçons !
Flavia et Octavia jouèrent des airs napolitains tellement gais que tout le monde frappait dans les mains en rythme et de plus en plus vite.
Puis ce fut le tour de la chorégraphie. Les six  filles, avec Félicia,  se mirent à virevolter,, gracieuses puis dans un rythme endiablé…. et tout le monde applaudit.
Mais la surprise…… ce fut quand  soudain tous les cygnes blancs  formèrent un vraie ronde et se mirent à danser !  Leurs ailes blanches se soulevaient avec une incroyable légèreté. 
La maman de Lisou-Bisou se  mit  à les filmer tandis que Flavia et Octavia jouaient de leur mandoline et de leur banjo.

  • Regardez, leurs ailes blanches sont si majestueuses et légères qu'on dirait qu'ils vont s'envoler, dit Lisou-Bisou.

Lisou-Bisou ne croyait pas si bien dire.
Tandis que les dernières notes de la mandoline s'élevaient  dans la lumière du soleil couchant, sans même attendre les friandises qui attendaient  les danseurs et danseuses,  on vit s'envoler  les douze cygnes blancs, …. Soudain suivis par d'autres cygnes qui les avaient rejoints…….des rives éloignées du lac !
Ce fut comme un immense nuage blanc qui disparut dans le ciel.

Félicia commença par faire un super tour de magie : elle fit disparaitre des cartes et des foulards dans les chapeaux de paille des filles qu'on retrouvait dans les poches des garçons !
Flavia et Octavia jouèrent des airs napolitains tellement gais que tout le monde frappait dans les mains en rythme et de plus en plus vite.
Puis ce fut le tour de la chorégraphie. Les six  filles, avec Félicia,  se mirent à virevolter,, gracieuses puis dans un rythme endiablé…. et tout le monde applaudit.
Mais la surprise…… ce fut quand  soudain tous les cygnes blancs  formèrent un vraie ronde et se mirent à danser !  Leurs ailes blanches se soulevaient avec une incroyable légèreté. 
La maman de Lisou-Bisou se  mit  à les filmer tandis que Flavia et Octavia jouaient de leur mandoline et de leur banjo.

  • Regardez, leurs ailes blanches sont si majestueuses et légères qu'on dirait qu'ils vont s'envoler, dit Lisou-Bisou.

Lisou-Bisou ne croyait pas si bien dire.
Tandis que les dernières notes de la mandoline s'élevaient  dans la lumière du soleil couchant, sans même attendre les friandises qui attendaient  les danseurs et danseuses,  on vit s'envoler  les douze cygnes blancs, …. Soudain suivis par d'autres cygnes qui les avaient rejoints…….des rives éloignées du lac !
Ce fut comme un immense nuage blanc qui disparut dans le ciel.

Une certaine tristesse emplit les regards de Lisou-Bisou, Fatiha, Marianne, Felicia, Flavia et Octavia. Cela signifiait la fin des vacances….
Mais chacune promit qu'elles se reverraient à l'été prochain. Elles montèrent dans les trois barques.
On entendit le bruit des rames dans l'eau calme du lac et elles disparurent.

  • Oh les filles, cria alors Félix, on ne va pas se laisser abattre. On fait un dernier plongeon, maintenant que vous savez plonger?

Alors, s'élançant ensemble,  Lisou-Bisou, Fatiha et Marianne coururent sur le plongeoir et firent un magnifique plongeon…. Oubliant qu'elles avaient encore sur la tête leurs chapeaux de paille ……. qui partirent au loin, ballotés au gré du vent et des vagues du lac de Garde.
Que de souvenirs  elles garderont de ces vacances !