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MAIS QUI A ENLEVE COCO ?
Dans la famille de Lisou-Bisou

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Il était une fois, une petite fille câline, moitié garçon manqué moitié petite fille qui s’appelait Lisou-Bisou.  Lisou-Bisou aimait l’aventure et tout ce qui était nouveau la passionnait. Elle habitait la Cité des fauvettes et avait sept frères ; mais Félix était son préféré.  Elle était rieuse, avait des couettes brunes retenus par des chouchous et parfois,   un petit nœud de velours de couleur pour tenir une mèche qui lui chatouillait le nez, car elle tombait toujours La maison était petite, pleine de chansons et de lits superposés : tous les enfants dormaient, en effet, dans une grande chambre bleue au ciel étoilé.
Chaque matin, il montait de la  boulangerie de Monsieur et Madame Trianon, jusqu’à la maison de Lisou Bisou, une bonne odeur de brioche. Et souvent,  le papa de Lisou-Bisou descendait, parfois même en pyjama, chercher du bon pain frais pour le petit déjeuner. Tout le monde, avalait ses tartines ou ses céréales en vitesse pour ne pas être en retard à l’école, au collège, au lycée, au bureau, ou  au labo.

Et chaque matin, Lisou-Bisou,  en allant à l’école, passait une tête dans la boulangerie pour saluer Coco qui, juché sur son perchoir, disait en hochant la tête « salut Bisou Bisou ». Elle avait bien essayé de lui dire : « Coco ! Ecoute : pas Bisou…mais Lisou »,  mais rien à faire,  le perroquet s’obstinait à crier « salut Bisou Bisou », en attendant qu’elle lui gratte l’oreille et lui donne une pistache.

Où est passé Coco ?

Donc, ce mardi 5 Avril,  par un soleil printanier bienvenu,  comme d’habitude, Papa était remonté de la boulangerie avec des baguettes fraiches mais il avait appelé tout le monde, très énervé.

- Arrivez tous, vous ne connaissez pas la nouvelle ? Coco a disparu : il a été volé !
- On l’a kidnappé ? demanda Lisou-Bisou 
- Il y a une demande de rançon ? questionna Felix,  pratique
- Non, répondit le papa. Mme Trianon n’a rien entendu. Elle était descendue au sous-sol et quand elle est remontée, Coco avait disparu de son perchoir.
- Mais il s’est peut-être tout simplement envolé, suggéra Alain, l’ainé des frères, pressé de partir à la fac,  moi, je file.
- Tu files, tu files,  tu ne t’occupes vraiment que de tes affaires, égoïste, dit Lisou-Bisou, en commençant à pleurnicher.
- Allons Lisou-Bisou, tu ne vas pas nous prendre la tête pour un perroquet ! lui répondit-il. Kidnapper un perroquet, mais qu’est-ce que vous allez chercher ! Il s’est simplement envolé, moi, je vous le dis. Allez Ciao, je vais être en retard.

Lisou-Bisou, Noémie et Fatiha mènent l’enquête: A l’école de la Cité des fauvettes, tous les enfants de la Cité ne parlaient que de l’enlèvement de Coco ;  les  élèves avaient beaucoup de mal à dessiner les rectangles ou à conjuguer le verbe finir à l’imparfait. Mais dans la cour de récréation, Lisou-Bisou, Noémie et Fatiha s’étaient réunies  pour voir ce qu’il fallait faire, très décidées à retrouver Coco. Enfin, la sonnerie de midi avait retenti. Elles s’étaient précipitées jusqu’à la boulangerie  devant laquelle il y avait un attroupement.

Il semblait que ce soit arrivé la veille, au soir, au moment où Madame Trianon rangeait sa caisse  et était descendue, comme chaque soir, au sous-sol, mettre les gâteaux  au frais. La police qu’on avait appelée avait haussé les épaules. Rien d’autre n’avait disparu? La caisse avec la recette de la journée était toujours là? Allons bon, on n’allait pas faire des recherches pour un perroquet! 
- Bizarre, tu ne trouves pas, observa Lisou-Bisou, ils n’ont pas pris l’argent.
- Et c’est drôle que Coco n’ait pas crié, c’est pourtant pas le silence qui l’étouffe d’habitude, ajouta Fatiha.
- Donc, c’est forcément quelqu’un qu’il connaissait ; et il est tout simplement parti avec, suggéra, logique, Noémie.
- Ou alors, on lui a mis la tête dans un sac et hop, il n’a pas eu le temps de dire ouf, reprit Lisou-Bisou 
- Bon, on n’en sait rien, dit Noémie, mais comme tu dis, Fatiha, Coco n’a pas sa langue dans sa poche et ça m’étonnerait fort qu’il ne se mette pas à crier, quel que soit l’endroit où on l’ait emmené.
-  Sauf que mon frère dit qu’il s’est peut être envolé …. Mais ce n’est pas possible, il est trop bien à la boulangerie. Pourquoi il aurait voulu partir ? dit Lisou-Bisou.
-  Et s’il était amoureux et qu’il ait vu passer un autre perroquet, une jolie perroquette, et qu’il ait voulu la suivre ? proposa Noémie, toujours romantique, en rigolant.
Le problème, c’est qu’on n’avait jamais vu d’autre perroquet dans la Cité. Cette hypothèse fut donc exclue. A part les pigeons et les moineaux qui venaient sur le trottoir se régaler des miettes que madame Trianon leur jetait, à part le canari du troisième de l’escalier A qui parfois poussait la chansonnette,  aucun perroquet, ni mouette, ni canard, ni hirondelle ne venait jamais voler dans le ciel de la Cité des fauvettes.
Les trois amies décidèrent donc d’abord de lancer un appel de recherche comme elles avaient vu faire quand le chat du quatrième de l’escalier C avait disparu… et on l’avait retrouvé.

Elles rédigèrent soigneusement un appel de recherche et dessinèrent Coco qui, sans vouloir les vexer, ressemblait tout à la fois à un perroquet, à un canard et à un hibou.

  • «TOUTE PERSONNE AYANT VU UN PERROQUET AUX PLUMES COLOREES REPONDANT AU NOM DE COCO ET DISANT
  • BONJOUR MADAME BONJOUR MONSIEUR,CA VA CA VA CA VA?
  • ou bien BISOU BISOU UNE PISTACHE, BISOU BISOU UNE PISTACHE,
  • ou bien encore parfois PAS D'QUOI S’IL VOUS PLAIT MERCI, PAS D'QUOI S’IL VOUS PLAIT MERCI
  • est prié d’appeler le 06 45 32 78 ou de mettre un message sur le mur de Facebook des «trois LBFJN»!

Avec l’aide des copains de la Cité des fauvettes, cet appel fut scotché dans le hall des six bâtiments et dans les six ascenseurs. Malheureusement, aucun message ni twitte ne fut reçu ; et cet appel n’eut aucun écho : Coco restait introuvable.

La recherche s’organise.
Première hypothèse : Coco avait été enlevé par un habitant de la Cité des Fauvettes qui le connaissait et c’est pour ça qu’il n’avait pas crié.
Il fut donc décidé d’enquêter systématiquement à chaque étage et dans chaque appartement. Ce fut la mobilisation générale. Les six bâtiments furent explorés. On écouta à toutes les portes  le moindre bruit. Mais rien.
Monsieur et Madame Trianon, les boulangers, furent alors interrogés : y avait-il des enfants ou des grandes personnes qui leur auraient semblé suspectes, qui s’intéressaient à Coco en achetant leur pain ou d’autres choses ?
- Réfléchissez bien, insista Lisou Bisou.
- Non, franchement, je ne vois pas, répondit madame Trianon, à part le colonel  qui lui tirait à chaque fois la queue puis lui donnait une cacahuète, non je ne vois pas.
- Le Colonel ! Quel colonel ? interrogea Fatiha .

- Vous savez bien, le grand monsieur qui part très tôt le matin toujours en uniforme militaire mais vous ne pouvez pas le rencontrer car il vient à l’ouverture, quand les croissants sortent à peine du four et bien avant que vous ne partiez à l’école.
En effet, les fillettes n’avaient aucune idée de qui il pouvait bien s’agir. Toutefois, l’heure avançait et elles devaient rentrer à la maison : les devoirs, la douche…. Il ne fallait plus trainer.

- Felix, demanda quelques instants plus tard Lisou-Bisou, penchée sur son livre de mathématiques,  tu savais qu’il y avait  un colonel ou un général dans la Cité des fauvettes, Lisou-Bisou ne savait plus très bien,  ? Il parait qu’il aimait bien Coco.

Mais Felix concentré devant son ordinateur, en pleine préparation d’un exposé sur les premiers avions à réaction, restait silencieux. Tout le monde avait l’air complètement indifférent au sort de Coco. …sauf Lisou-Bisou et ses amies.
- Felix, tu crois que quelqu’un l’a volé et l’a mangé ?
- Mangé quoi ?
- Ben, Coco !
- Franchement, Lisou-Bisou, arrête de dire des bêtises ! Manger un perroquet ? Mais qui voudrait manger un vieux perroquet qui doit être dur comme la semelle de mes chaussures ?  Non, je pense que celui ou celle qui l’a pris devait être très seul et avait simplement besoin de compagnie.
Lisou-Bisou réfléchit. Félix avait certainement raison. Elle enfila sa parka et fila voir le gardien pour savoir où habitait le général ou le colonel. Malheureusement, ce dernier lui répondit qu’aucun colonel ni général n’habitait dans la Cité. A part le capitaine des pompiers, il n’y avait pas de militaires ici.
- Zut ! pensa soudain Lisou-Bisou. Je me suis trompée, ce n’est pas un général  ni un  colonel, ça doit être un capitaine ; la boulangère Madame Trianon, a confondu…..et ce n’est pas un capitaine de bateau, ça doit être un capitaine de pompiers. Quelle histoire !
- Et il habite où, s’il vous plait, le capitaine des pompiers?

- Bâtiment C, 15ème étage. Capitaine et Madame la Sourdine.
Lisou-Bisou monta quatre à quatre chez elle et demanda à Félix de l’accompagner. Mais celui refusa. Son expose n’était pas prêt. Elle n’avait qu’à demander à  Alain qui venait de rentrer de la fac. Par miracle, son frère ainé accepta, tout en lui disant que c’était inutile et en se moquant gentiment de sa petite sœur détective.
Comme ils arrivaient au 15ème étage et qu’ils cherchaient la porte avec le nom du Capitaine des pompiers, ils entendirent comme un roulement de tambour. Ils s’immobilisèrent, collant leur oreille aux différentes portes pour savoir d’où venait ce bruit. Levant les yeux, cela venait de la porte où l’on pouvait lire le nom du Capitaine et Madame La Sourdine. Lisou-Bisou sonna mais la porte restait fermée. Elle sonna, sonna, frappa mais rien. Pourtant il y avait bien du bruit à l’intérieur. Qui pouvait ainsi jouer sur un tambour ?  Et si c’était pour couvrir les cris de Coco ?
Lisou-Bisou colla son oreille contre la porte et se mit à chuchoter puis crier de plus en plus fort :

- Coco, tu es là ? Coco, c’est moi, Lisou-Bisou, tu es là ?

En fait, ce fut la porte d’en face qui s’ouvrit.

- Que voulez- vous, demanda une dame, la tête pleine de gros rouleaux cachés sous une serviette éponge. Vous voyez bien que le Capitaine n’est pas rentré. C’est quoi ce boucan ?
- Bonjour Madame, interrompit Alain, mais s’il n’y a personne, pourquoi entend-on ce roulement de tambour ?
- Ce n’est pas du tambour, dit la voisine  en rigolant, c’est leur vieux lave-linge qui fait un bruit d’enfer à chaque fois. Ca fait depuis dix ans qu’il fait ce bruit. Tu dis un roulement de tambour ? Moi, je dis plutôt un Boeing qui décolle !! Mais impossible de le leur faire changer.  Le capitaine vous attend ?

 

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- Ca m'étonnerait, elle est tellement maniaque, elle passe son temps  à nettoyer chez elle et à enlever la moindre miette …… Tu l'imagines avec Coco qui met des graines partout ? dit Noémie.

- Donc, la personne qui a volé Coco ne l'a pas fait pour qu'il lui tienne compagnie, conclut Lisou-Bisou….. oui mais alors qui et pourquoi ?

                                                            L'idée de Felix
Félix eut alors une idée géniale : un perroquet doit manger des graines. Il fallait donc aller à la superette voir si personne n'en avait pas récemment achetées.
Sitôt dit, sitôt fait.
Le capitaine des pompiers que toute cette histoire amusait, Félix, Noémie  et Lisou  Bisou dévalèrent les escaliers et interrogèrent la caissière ; mais celle-ci répondit que non, pour la bonne raison qu'elle ne vendait pas de graines ….. Puis, soudain, elle se rappela qu'il y a un certain temps, elle ne se souvenait plus quand exactement, Antoine, celui qui est toujours en rollers,  était bien venu lui acheter des graines pour oiseaux et qu'elle lui avait donc conseillé d'aller au super marché.
- Antoine, tu veux dire celui qui a toujours une casquette violette ?
- Oui, c'est bien ça. C'est toujours lui qui fait les courses car ses sœurs  sont bien trop petites, ses parents travaillent très tard  et ils n'ont pas de voiture. Alors il vient  chaque jour à la superette faire des petites courses.
Madame Trianon confirma qu'Antoine venait aussi, chaque soir, acheter plusieurs baguettes.
Il fut décidé de l'interroger.
La partie s'avéra difficile.
Antoine habitait l'escalier F au 17ème  étage. Il ne voulait pas ouvrir la porte pour laisser entrer Lisou-Bisou et ses amis.  Bizarre. Impossible de lui tirer le moindre mot.  Et ce qui était encore plus bizarre, c'est qu'il ne descendait plus jouer avec ses rollers avec les copains. Lisou-Bisou colla son oreille sur la porte, dans le couloir ; on entendait la télé et surtout des rires.

Le capitaine des pompiers est génial

Alors, le Capitaine des pompiers qui les accompagnait eut une idée géniale.

- Descendez m’attendre dans la rue, dit-il aux enfants,. On va savoir si oui ou non, Antoine  nous cache quelque chose.  Ne bougez pas. Je reviens dans cinq minutes.

Quelques minutes plus tard, il arriva au volant d’un  grand camion rouge et fit monter la grande échelle jusqu’à la fenêtre du 17ème étage: il grimpa et arrivé tout en haut, il regarda par la fenêtre ouverte chez Antoine.
Il n’en croyait pas ses yeux !
Oh surprise ! Vous avez bien lu !! Coco était là, perché sur le canapé et regardait  la télé ;  mais Antoine et ses sœurs, absorbés aussi devant la télé par les aventures d’Harry Potter n’avaient pas entendu le Capitaine monter et ne l’avaient pas vu .
Le Capitaine la Sourdine redescendit l’échelle à toute vitesse et appela Lisou-Bisou pour lui annoncer la bonne nouvelle. En quelques minutes, tout le monde fut au courant.  Les enfants voulaient bien sûr monter à la grande échelle  et Lisou-Bisou supplia de la laisser monter. Mais le capitaine resta inflexible : trop dangereux ! Et il repartit au volant de son camion rouge, tout content d’avoir retrouvé Coco.
- Merci, merci, cria Lisou-Bisou.
Il fallait à présent qu’Antoine s’explique et rende Coco….
Les enfants remontèrent chez Antoine et tambourinèrent jusqu’à ce qu’il leur ouvre.
Mais le problème se compliqua car Coco voulait rester chez Antoine et ne voulait plus partir.

- Mais, Antoine, qu'est ce qui t'a pris d'emmener Coco ?
- Je vais t’expliquer, répondit Antoine. En fait, j’apprends à Coco une nouvelle phrase pour qu’il soit prêt le 1er Mai prochain. On a décidé avec mes copains du Bâtiment F d’aller vendre du muguet et avec la recette, on payera des vacances à tous les enfants du bâtiment F ! Mais, tu sais bien, les gens qui vendent du muguet, il y en a partout. Alors moi, j’ai pensé comment les attirer chez nous. Et j’ai pensé à Coco…. Mais je t’assure que le 1er Mai passé, on l’aurait rapporté !
- Ça alors, s’exclama Lisou-Bisou, et c’est quoi la phrase ?

Avant même qu’Antoine eut le temps de lui répondre, Coco, perché sur la télé, se mit à crier :

- Un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci,  ……un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci……. un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci  …… un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci ! 

In-croy-able !! s’exclamèrent en cœur Lisou-Bisou, Noémie, et  Félix.
Ils coururent annoncer la bonne nouvelle à Madame Trianon qui fut quand même très fâchée.

- Et pourquoi tu ne m’as pas demandé de le prendre, garnement, dit-elle à Antoine qui venait s’expliquer, bien embarrassé. Et ta mère n’a rien dit ?
- Non, madame, car je lui ai dit que vous m’aviez permis de vous l’emprunter;  mais si je vous l’avais demandé, vous ne me l’auriez pas prêté !
- Allez file, dit madame Trianon. J’ai du monde. Je n’ai pas le temps de bavasser… et le 1er mai au soir, je veux voir Coco de retour sinon, tu auras de mes nouvelles…. .

Madame Trianon n’était pas commode. Dans le quartier, tout le monde le savait mais ses croissants, ses brioches  et son pain étaient si bons et monsieur Trianon si gentil, qu’on oubliait. Et justement, Monsieur Trianon sortit en disant :
- Hé, garnements ! Vous pourrez- vous installer devant la boulangerie, pour le vendre, votre muguet !!
- Ouais !!!!!!! Merci !!!!!!, répondirent en cœur tous les enfants pendant que Lisou-Bisou allait, en plus, lui faire un gros bisou.

Le muguet du Premier Mai

Le 1er mai arriva. Toute la nuit, les copains du Bâtiment F avaient mis des centaines de brins de muguet dans des petits papiers d’argent et tous les petits bouquets dans cinq  grandes corbeilles d’osier; Lisou-Bisou, Noémie et Fatiha avaient donné un coup de main, avaient fait des guirlandes de papier crépon de toutes couleurs et dessiné des trèfles à quatre feuilles sur deux grands panneaux avec une grande inscription qui disait :

« un brin d’muguet, un brin de bonheur, 
pour les vacances des enfants du F de la Cité des Fauvettes
Qui vous souhaitent beaucoup de bonheur ».

Au petit matin, devant la boulangerie, ils installèrent les panneaux, les guirlandes, une planche sur des tréteaux, les corbeilles pleines de muguets et une grande boite pour la caisse et surtout, sur un  «perroquet»,  vous savez bien, un porte manteau de bois rouge,  trônait, royal et en pleine forme Coco: chaque fois que quelqu’un passait  au loin ou de près, il criait à tue-tête :
« un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci …… un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci …..un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci …..un brin d’muguet, un brin d’bonheur, bonjour merci « 

Ce fut un franc succès. Tout le monde riait et voulait acheter le muguet chez Antoine et ses copains et les autres marchands de muguet alentour faisaient grise mine. p