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LISOU BISOU, NOéMIE, ET LE MIRACLE DES TOUPIES Print 

Dans la maison de Lisou-Bisou
Lisou-Bisou était une petite fille aux boucles brunes qui s’échappaient toujours des  élastiques que sa maman lui mettait le matin, avant d’aller à l’école.  Elle habitait la Cité des fauvettes et avait deux bonnes copines : Fatiha qui habitait au-dessous de chez elle  et Noémie qui habitait au-dessus.
Elle avait sept frères et son papa disait souvent d’elle, qu’elle était un vrai garçon manqué.  Lisou-Bisou, à peine rentrée de l’école et le goûter vite avalé,  poussait la porte de sa chambre ; les jeux commençaient : jeux de billes, jeux avec le garage et les petites voitures, construction de Légo, attaques d’Indiens, voyage intersidéral, bagarre d’oreillers ; tout dépendait de ses frères et de leur humeur. Lisou pensait qu’elle avait beaucoup de chance, surtout  avec son frère Félix, qui voulait toujours bien jouer avec elle.
Et pourtant, Lisou-Bisou aurait bien aimé avoir aussi  une petite sœur, surtout lorsqu’elle voulait jouer avec Mélodie, sa poupée bien aimée, cadeau de son amie Noémie.  Car elle avait beau demander à Félix : rien à faire, il ne voulait pas jouer à la poupée. « C’est un jeu de fille ! », disait- il bêtement. Comme si Papa ne faisait pas la cuisine, ne passait pas l’aspirateur ou ne les aidait pas à nouer les lacets de leurs baskets ou à remonter les fermetures éclair de leurs blousons…
Et Lisou-Bisou, quand elle jouait au foot, aux voitures, aux Indiens, est-ce qu’elle lui disait : « C’est un jeu de garçon, je ne joue pas »? Non bien sûr.…
Enfin, les garçons disent parfois d’étranges choses…..
Heureusement, elle pouvait jouer avec  Noémie,  qui habitait trois étages au-dessus et qui enviait beaucoup Lisou car elle, elle aurait tant aimé avoir un grand frère comme Alain ou Dan ou Emmanuel ou surtout Félix…. Or Noémie avait seulement une petite sœur : Clara. 
Ce jour-là, c’était  mercredi : Lisou-Bisou et Noémie étaient montées avec leurs mamans dans le même ascenseur et Noémie demanda :

- Maman, est-ce que je peux inviter Lisou-Bisou à la maison ?
Les deux mamans furent d’accord et il fut convenu que Lisou-Bisou monterait jouer après le déjeuner.

Chez Noémie, on prépare les toupies de la fête de Hannoucca

Or, quand Lisou-Bisou  arriva, Noémie était dans la cuisine, en train d’astiquer des petits chandeliers.
Sur la table, il y avait plein de toupies de bois blanc, des pots de peinture, des crayons, de l'eau et  du vernis.
- Qu’est-ce que tu es en train de faire? demanda Lisou-Bisou à Noémie.
- Je fais briller ces chandeliers car  bientôt chez nous, c’est la fête de « Hannoucca ».
- Ah oui je sais, c’est comme chez nous « Noel », sauf que vous, vous allumez des petites bougies et que vous avez aussi des cadeaux ! Je peux t’aider à astiquer ?
- Non,  merci, dit Noémie, j’ai presque fini mais si tu veux, tu peux m’aider à peindre les toupies ; c’est vrai, « Hannoucca », « Noel », c’est un peu pareil et un peu pas pareil : oui, nous aussi on a des cadeaux mais on n’a pas de sapin, c’est dommage.
-  Mais vous avez des toupies et nous, on n’en a pas ! répondit Lisou-Bisou.
Lisou-Bisou enfila un vieux Tshirt comme Noémie, et les deux petites filles s’appliquèrent à décorer leurs toupies le plus joliment du monde. 
Noémie  décida de peindre les quatre côtés de sa toupie en rouge, bleu, rose et doré.
Lisou-Bisou peignit la sienne en vert, bleu, violet et rose.

Regardant alors les drôles de petits dessins qui étaient peints sur les toupies déjà terminées et qui séchaient sur la table, Lisou-Bisou demanda à Noémie :
- C’est quoi, ces dessins?
- Ben, ce ne sont pas des dessins, ce sont des lettres ; c’est pour écrire des mots  en hébreu, répondit Noémie.
- C’est quoi des lettres en hébreu? interrogea  à nouveau Lisou-Bisou.
- Ben, c’est comme les lettres de Moïse. Tu ne  connais pas? répondit Noémie.
- Non, c’est qui Moïse? 
- C’est un petit bébé hébreu que la fille du roi-pharaon a trouvé dans la rivière et qui a ouvert la mer en deux.
- Ah ! Eh ben !! Alors, c’est comme nous avec le petit bébé  Jésus, qu’on a trouvé dans une étable et qui marchait sur le lac.
- Peut-être, raconte et je te dirai si c’est pareil.
Lisou-Bisou expliqua ce qu’elle savait de plus sur l’histoire du Petit Jésus et de Noel, et elle en savait, à vrai dire, assez peu car chez elle, on ne faisait pas de crèche. 
A ce moment, la maman de Noémie demanda aux deux fillettes de se dépêcher de finir leurs toupies et de peindre, sur chaque côté, une des quatre lettres qui figuraient sur les autres toupies déjà finies.
Mais voyant Lisou-Bisou qui, bien sûr, ne savait pas quoi dessiner,  elle eut une idée.
- Pendant que Noémie dessinera des lettres hébraïques, Lisou-Bisou, toi, tu dessineras des lettre latines, les mêmes. Je vais vous  montrer, leur dit-elle.

Elle leur  dessina alors sur une feuille de papier quatre lettres en français et les mêmes en hébreu:
N,      G, H,        P,
Comme Neige       Gâteau       Hiver Pomme.
    נ Noun, ג Gimel,     ה Hé,    פ
  Comme  נ  Ness (miracle),      ג  Gadol (grand),    ה Haya (il y eut)           פ  Po (ici).

Pendant que les deux fillettes, très appliquées, dessinaient leurs quatre lettres, Lisou-Bisou demanda à la maman de Noémie :- En fait, ça veut dire quoi, ces mots?
-  Cela veut dire, en hébreu, la langue que les Juifs parlaient il y a très longtemps et qu’ils parlent à nouveau en Israël, « nes gadol haya Po » : «  Il y eut ici un grand miracle. » expliqua la maman.
- Et moi aussi? Ça veut dire aussi  ça « Il y eut ici un grand miracle »? interrogea  Lisou-Bisou
Non, Lisou-Bisou,  pour toi,  avec tes lettres H, G, P et N , il te faut inventer une autre phrase.  Eh ! bien cherchez, toutes les deux. Que peut-on dire avec les mots  « hiver », « neige », « gâteau » et « pommes »?

 Les deux petites chuchotaient en riant. Puis, très contentes d’elles, elles dirent qu’elles avaient trouvé.

- Voilà, ça veut dire : « l’hiver est plein de neige et le gâteau est plein de pommes », dit Lisou-Bisou.

- Mais on pourrait dire aussi, ajouta Noémie, prise d’un four-rire: « la neige fond sur le gâteau et l’hiver  fait geler la pomme ».

- Mais on pourrait dire aussi : «  y’a plein de neige sur mon gâteau, et y’a plus de pommes,  parce que c’est l’hiver… »proposa Lisou-Bisou en riant aux éclats.

- Les filles, félicitations,  dit la maman de Noémie, bravo pour votre imagination. Vos deux toupies sont splendides !  Allez  vite finir de les vernir  et elles seront sèches dans dix  minutes. En attendant, allez-vous laver les mains et jouer,  et voici  de bons gâteaux au chocolat pour le goûter.

Lisou-Bisou et Noémie décidèrent de jouer à la dinette avec leurs poupées.

Lisou-Bisou avait apporté Mélodie et Noémie avait choisi sa poupée préférée, Amandine.
Elles avaient mis des chapeaux, des talons et des jupes longues.
- Dites madame,  votre toupie, elle a fait quoi comme miracle? demanda Lisou-Bisou.
- Oh, madame, je m’souviens plus bien de tout, mais ce que je sais c’est que dans le chandelier du     temple de Jérusalem, il y a très très longtemps, il était resté un tout petit peu d’huile car les Grecs avaient tout pris et alors on ne pouvait plus allumer le chandelier.
- Les Crêpes, madame?
- Non, madame, les Grecs, et  ils étaient bizarres : ils avaient des têtes de bonhomme et des corps     de vache ou de cheval,  et d’autres avaient seulement un œil au lieu de deux. Ils devaient faire       très peur.  Mais ils     ont été chassés et les Hébreux ont voulu rallumer le beau chandelier avec le     petit peu d’huile qui restait. 
- Et c’est quoi le miracle?
- Hé ben, le miracle, madame, c’est que cette huile a brillé  toute une semaine.
- Cool, interrompit Lisou-Bisou.
- Alors nous, aujourd’hui, continua Noémie, depuis tout ce temps, on est très contents : maman prépare des beignets et on allume, pour se souvenir, des petites bougies, parce que maman dit que c’est mieux que l’huile qui coule partout. C’est la fête de « Hannoucca » et elle commence dans deux jours.
- Et à quoi ça sert les toupies, madame? continua Lisou-Bisou.
- On joue avec les toupies et, selon le côté où la toupie tombe, on a un gage ou un cadeau, expliqua Noémie.

Mais chez Lisou-Bisou, on prépare Noel
- C‘est super, madame, votre miracle, et alors, c’est aussi le Père Noël qui vous les apporte les         cadeaux? demanda Lisou Bisou.
- Non, madame, moi, c’est Maman et Papa, répondit Noémie.
- Oh ! vous savez, dit Lisou Bisou, en baissant la voix, moi, Madame, je sais pas si c’est vraiment le      Père Noël   qui vient par la cheminée, mais je crois que Maman et Papa, ils      demandent  au Père       Noël ce que je veux ; le Père Noel les donne à papa, maman, mamy et papy qui ensuite nous les               apportent.
- Et t’as commandé quoi, demanda Lisou Bisou.
- j’ai demandé un habit de fée, un berceau pour Amandine,  des perles et le DVD  de  La Reine         des Neiges, et toi?
- Moi, j’ai demandé une trottinette, un hélicoptère téléguidé,  une corde à sauter  et une             petite brouette  avec  un râteau pour aider Grand’Mère à jardiner ?
La sonnette de la porte retentit. La maman de Lisou Bisou venait la chercher. Il était temps de remonter. Les toupies étaient terminées, vernies et sèches.
- N’oublie pas ta toupie, Lisou Bisou, dit la maman de Noémie.

Mais  Lisou Bisou  chuchota alors  quelque chose à l’oreille de Noémie qui fit oui de la tête.

- Ok Noémie,  dit Lisou Bisou, on échange : je te donne la mienne et je prends la tienne.

Les deux amies s’embrassèrent et Lisou Bisou redescendit chez elle.
 

C’est la fête de Hannoucca chez Noémie
Deux jours après, la fête de « Hannoucca » commençait chez Noémie.  Pendant toute la semaine, on alluma les petites bougies dans les chandeliers, on fit tourner les toupies et  la maman prépara de délicieux beignets au sucre.   Et chaque soir, Noémie sortait sur le balcon et appelait Lisou Bisou

 

- Dites madame,  votre toupie, elle a fait quoi comme miracle? demanda Lisou Bisou.
- Oh, madame, je m’souviens plus bien de tout, mais ce que je sais c’est que dans le chandelier du     temple de Jérusalem, il y a très très longtemps, il était resté un tout petit peu d’huile car les Grecs avaient tout pris et alors on ne pouvait plus allumer le chandelier.
- Les Crêpes, madame?
- Non, madame, les Grecs, et  ils étaient bizarres : ils avaient des têtes de bonhomme et des corps     de vache ou de cheval,  et d’autres avaient seulement un œil au lieu de deux. Ils devaient faire très peur.  Mais ils ont été chassés et les Hébreux ont voulu rallumer le beau chandelier avec le petit peu d’huile qui restait.         
- Et c’est quoi le miracle?
- Hé ben, le miracle, madame, c’est que cette huile a brillé  toute une semaine.
- Cool, interrompit Lisou Bisou.
- Alors nous, aujourd’hui, continua Noémie, depuis tout ce temps, on est très contents : maman         prépare des beignets et on allume, pour se souvenir, des petites bougies, parce que maman dit que c’est mieux que l’huile qui coule partout. C’est la fête de « Hannoucca » et elle         commence dans deux jours.
- Et à quoi ça sert les toupies, madame? continua Lisou Bisou.
- On joue avec les toupies et, selon le côté où la toupie tombe, on a un gage ou un cadeau, expliqua Noémie.

Mais chez Lisou-Bisou, on prépare Noel
- C'est super, madame, votre miracle, et alors, c’est aussi le Père Noël qui vous les apporte les cadeaux? demanda Lisou-Bisou
-  Non, madame, moi, c’est Maman et Papa, répondit Noémie.
- Oh ! vous savez, dit Lisou-Bisou, en baissant la voix, moi, Madame, je sais pas si c’est vraiment le      Père Noël   qui vient par la cheminée, mais je crois que Maman et Papa, ils demandent  au Père Noël ce que je veux ; le Père Noel les donne à papa, maman, mamy et papy qui ensuite nous les apportent.
- Et t’as commandé quoi, demanda Lisou-Bisou.
- j’ai demandé un habit de fée, un berceau pour Amandine,  des perles et le DVD  de  La Reine des Neiges, et toi?
- Moi, j’ai demandé une trottinette, un hélicoptère téléguidé,  une corde à sauter  et une    petite brouette  avec  un râteau pour aider Grand’Mère à jardiner ?
La sonnette de la porte retentit. La maman de Lisou-Bisou venait la chercher. Il était temps de remonter. Les toupies étaient terminées, vernies et sèches.
- N’oublie pas ta toupie, Lisou-Bisou, dit la maman de Noémie.
- Mais  Lisou-Bisou  chuchota alors  quelque chose à l’oreille de Noémie qui fit oui de la tête.
- Ok Noémie,  dit Lisou-Bisou, on échange : je te donne la mienne et je prends la tienne.

Les deux amies s’embrassèrent et Lisou-Bisou redescendit chez elle.

C’est la fête de Hannoucca chez Noémie

Deux jours après, la fête de « Hannoucca » commençait chez Noémie.  Pendant toute la semaine, on alluma les petites bougies dans les chandeliers, on fit tourner les toupies et  la maman prépara de délicieux beignets au sucre.   Et chaque soir, Noémie sortait sur le balcon et appelait Lisou Bisou

- Lisou Bisou, lance la corde et le panier ; je te mets des beignets au miel et ensuite, descends jouer   avec nous et que je te montre mes cadeaux.
Lisou Bisou descendait la corde et le panier. Noémie y mettait délicatement plein de beignets. Félix l’aidait à remonter la corde et toute la famille de Lisou Bisou se régalait.  Puis Lisou Bisou  descendait jouer chez Noémie qui avait déjà mis sa tenue de fée, son premier cadeau.
Le jeu des toupies étaient super : Noémie prenait la toupie de Félix et Lisou Bisou, celle de Dan.
Quand la toupie tombait sur le , on avait droit à un malabar.
Quand elle tombait sur le Guimel, on se régalait avec un succulent beignet.
Quand la toupie tombait sur le Noun «  le Ness, le miracle », alors là, on avait droit à un cadeau.

Mais quand, elle tombait sur le »  » ( « Po, ici ») , on avait un gage : sauter sur un pied en fermant un œil, ou bien marcher à trois pattes à reculons, ou bien encore loucher, les mains sur les oreilles… Et tout le monde riait, riait, surtout quand c’était Clara ou Papa qui devait  marcher à trois pattes.

Et chez Lisou Bisou, c’est Noel !!

Chez Lisou Bisou, Noel aussi se préparait : le sapin était magnifiquement décoré ; Lisou Bisou et ses frères avaient suspendu des petites étoiles de toutes les couleurs et de petits anges aux ailes argentées et dorées qui se balançaient.  On entendait des chuchotements sur des cadeaux qui se préparaient en secret  et la chambre des garçons était pleine de papier froissé et de scotch. 
Il faut vous dire que, dans la famille de Lisou Bisou,  les garçons faisaient toujours plein de farces. Ils enveloppaient dans du papier cadeau un vieux chausson, une boite de kinder vide, une boite de feutres tout secs, une montre qui ne marchait plus…. Mais il y avait aussi les vrais cadeaux qui se mêlaient aux faux et tout le monde riait..

Le réveillon allait arriver et tout le monde était très impatient.
Enfin  les douze coups de minuit de Noêl sonnèrent au carillon de l’église voisine.

Un épais tapis de neige recouvrait la rue et les trottoirs, et tout était très silencieux.
Le lendemain matin,  Lisou Bisou  se leva la première et, sans même enfiler ses chaussons, elle courut vers le sapin suivie de Félix et de Gillou ; le père Noël était bien passé.
Toute la famille était réveillée.
Lisou Bisou ouvrit  ses paquets, la première : une trottinette, un hélicoptère téléguidé,  une corde à sauter  et une petite brouette  avec  un râteau. Le Père Noël n’avait rien oublié et elle sautait de joie.

Le miracle de  la toupie toupie

Mais il y avait encore un autre grand paquet. 
- Oh ! s’exclama Lisou Bisou en l’ouvrant avec impatience et soudain émerveillée,  les larmes   aux yeux d’émotion. Maman, regarde : une tenue de princesse !! Comment le Père Noël savait-il que je la voulais tellement, au fond de mon cœur ?  Je ne le lui avais  pas dit !!
-  Et pourquoi tu ne le lui as pas dit ? demanda le papa.
- Car j’avais peur qu’il pense que c’est vraiment un  cadeau de fille et que les garçons se  moquent de moi !

- Mais, répondit son papa, le père Noël sait tout : et il apporte aux  enfants ce qu’ils souhaitent   en secret,  et il se fiche bien de savoir ce qui est pour les filles ou pour les garçons ! Et en plus, tu avais bien raison de commander cette jolie tenue car  tu es notre princesse !!

Lisou Bisou n’était pas convaincue de cette explication. 
Elle jeta aussitôt un coup d’œil sur la petite toupie qu’elle avait accrochée sous la boule rouge et dorée d’une des branches du sapin et s’exclama, ravie :

 - Non papa, c’est le miracle de la  toupie de Noémie.  Tu vas voir.

Elle prit la toupie et la fit tourner. La toupie tomba sur le N de neige , comme le Noun, Ness, le miracle.

- Tu vois, bien papa, que j’avais raison ! la robe de princesse, c’est le miracle de la toupie de Noémie !

Alors, sans plus attendre, elle enfila sa robe de princesse pendant que tout le monde ouvrait ses cadeaux  avec des Oh ! et des Ah !. Le déjeuner arriva et surtout le dessert ; une grosse buche glacée surmontée de champignons et de bonhommes de neige. Alors Lisou Bisou, sortit sur le balcon en criant :
-Noémie, Noémie, ta toupie a fait un miracle : j’ai eu un habit de princesse ! Ouvre la fenêtre, attrape la ficelle.
Lisou Bisou laissa alors doucement tomber la corde à laquelle était attaché le petit panier ; elle y avait placé un gros morceau de bûche glacée enveloppé dans du papier alu et toute la famille de Noémie se régala surtout la petite sœur, Clara. 
Et c’est ainsi que Lisou Bisou et Noémie  fêtèrent Noël et Hannoucca. De la fenêtre du premier et de la fenêtre du troisième, on vit briller les lueurs des bougies de Hannoucca et les lumières des guirlandes du sapin de Noël.

Et sachez-le, depuis ce jour, Lisou Bisou et Noémie font tourner leurs toupies si vite, si vite, plus vite que tous les enfants.   De vraies championnes !! Elles ont même inventé une compétition à l’école et du coup,  toute la classe fête Hannoucca et mange les beignets succulents  que la maman de Noémie  prépare pour tous !! Même Coco, le perroquet, s’y est mis et si vous écoutez bien, vous l’entendrez qui crie parfois, en les voyant  passer : «Lisou Bisou,  Youpi¸ Toupie, Youpi, Toupie…. Lisou Bisou,  Youpi¸ Toupie, Youpi, Toupie….